Demi marathon de Châteauguay – Courir plus vite que jamais

La saison de course 2016 est assurément la plus étrange que j’ai eue depuis mes débuts à la course à pied en 2013. Elle est différente des précédentes en raison des différentes situations que j’ai eues à faire face lors de mon entrainement.

Par exemple, les années précédentes, je m’entraînais généralement le matin. Cette année, afin de contourner un conflit d’horaire avec celui du travail, j’ai tenté de courir le soir. J’ai eu à trouver un plan alternatif, car je n’ai jamais eu autant de crampes à la course qu’à ce moment-là.

Dans ce cas-ci, mon plan B aura été de courir sur l’heure du lunch au travail. Être matinal me sert quand même, finalement, car je reprends mon temps du midi le matin.

Cet exemple est qu’un seul exemple parmi tant d’autres. Ceci étant dit, à l’aube du demi-marathon de Châteauguay, plus que j’avais des petites réserves sur mon objectif d’atteindre la marque de 01:30:00 à la fin de l’été au demi-marathon de Montréal. La constance rassurante que j’avais développée à l’entrainement avait été absente.

Pour quelqu’un de routinier comme moi, la constance, même si elle n’est peu excitante, est très importante.

La course en quelques mots

Pluie.

Vent.

Froid.

Objectif : 01:45:00.

Temps officiel: 01:43:20.

Faits saillants

Le plus difficile ce matin-là aura été de sortir de la maison et de constater que cette course aura bel et bien lieu sous la pluie. Les prévisions météo les plus optimistes annonçaient la fin des précipitations vers 9h-9h30. Ça, c’est sans oublier que, sous les dix degrés Celsius, c’est relativement désagréable.

Le départ a finalement été très humide. À un certain moment, on aurait même dit que la pluie tombait à l’horizontale tellement il ventait. Heureusement que j’avais mes lunettes pour protéger mes yeux!

demi-chateauguay

À cette course-ci, le chronométrage a été séparé en quatre étapes. J’ai trouvé ça intéressant après coup. Cela donne un peu plus de détail sur l’analyse de la course.

En faisant abstraction de la pluie, cette course avait débuté d’une drôle de façon. Les cinq premiers kilomètres ont été les plus difficiles à parcourir. J’avais les jambes lourdes et les muscles qui me faisaient mal. Pourtant, j’étais bien reposé avant cette course.

Ceci étant dit, il a fallu que je me ressaisisse, car je m’éloignais de mon objectif. À un rythme 5:07/km, je m’éloignais de ma cible d’une moyenne de 5:00/km nécessaire pour atteindre mon temps désiré.

Dans ces situations, la meilleure chose à faire est de trouver quelque chose à penser. Avec l’entrainement, il n’y a pas que la forme physique qui est développée. Il y a aussi le « muscle » mental qui est travaillé. Cela est principalement la capacité à s’occuper l’esprit pendant une course à pied.

Alors, je me suis mis à l’oeuvre : programmation, couleur des cheveux de ma blonde, épeler des mots à l’envers, ce que j’ai mangé hier. Tout y a passé. Incluant mon mal de jambes.

Trempé à l’os.

Par la suite, à part mon incessant monologue intérieur pour me garder « sur la track », j’ai fait la rencontre d’un certain André. Parfois, en course, on se découvre des amis. C’est environ à la mi-course que j’ai réalisé que nous nous suivions depuis le début de celle-ci. Nous avions pratiquement le même rythme.

Jusqu’à la fin, nous nous sommes accrochés l’un à l’autre pour rallier l’arrivée. Il s’agissait de la deuxième fois que ce phénomène m’arrivait. Trouver quelqu’un qui court à la même vitesse que soit et qui a un style de course compatible est un réel atout pour conserver une motivation jusqu’à la fin.

La course à pied est peut-être un des sports les plus individuels qui existe. Toutefois, il y a quand même une petite partie sociale à ne pas négliger.

Par la suite, pour la dernière moitié de la course, j’ai accéléré le tempo à la limite de ce qui me permettrait de me rendre jusqu’au bout sans manquer d’énergie et de combler le retard cumulé de mon début de course.

C’est seulement au dernier quart que j’ai réalisé que j’étais réellement en voie de dépasser mon objectif. C’est aussi là que le monologue intérieur s’est activé avec des calculs mathématiques dignes de grands astrophysiciens. Dans le genre : « si j’ai fait 7 kilomètres à 5:07, 10 kilomètres à 4:52 et que j’ai environs 80 minutes de couru, à quel rythme dois-je courir pour faire 01:45:00 ». Le temps passe vite comme ça, je vous le dis!

Au final

Contrairement à mes propres attentes, j’ai réussi à dépasser mon propre objectif. En plus de signer mon meilleur temps au demi-marathon, j’ai retranché environ neuf minutes sur mon temps précédent.

Hélas, cela signifie aussi que cette tendance magique à retrancher d’importantes minutes à mon meilleur temps est à sa fin. Dans ma quête à atteindre la cible du 01:30:00 pour le marathon de Montréal, les victoires vont se faire à coup, je suis encore pas mal sceptique sur ma capacité à descendre de treize minutes mon temps une fois de plus.

Ceci étant dit, ce n’est pas la première fois que je doute de ma capacité à atteindre un résultat à la course à pied n’est-ce pas? C’est une motivation de plus pour aller m’entraîner plus fort!

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