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Trois qualités importantes du développeur web d’agence

Me voilà après cinq ans à avoir œuvré dans le développement web dans une agence. Je crois qu’il est important de mentionner ce détail. Travailler dans une agence web et/ou digitale et/ou interactive est une expérience unique.

Votre principal objectif dans une agence est de produire un bien appelé « Site web ». En fait, vous participerez au développement, au sein d’une équipe qui fera en sorte que ce site web sera mis en ligne éventuellement.

C’est ainsi que je profite donc de ma tribune pour écrire ce que, à mon avis, doit avoir comme qualités un développeur web dans une agence. Cela pourrait varier selon votre point de vue, bien évidemment.

Communication

Je pense que la communication est l’atout principal qui doit être mis de l’avant en agence. En fait, c’est le nerf de la guerre.

En tant que développeur web, vous devez jouer sur deux fronts côté communication. D’une part, vos collègues et, en particulier, votre gestionnaire de projets apprécieront la précision de vos arguments lorsque vous justifierez le temps nécessaire pour la réalisation de vos tâches.

Du même coup, vous serez aussi en mesure d’être crédible auprès de vos clients pour expliquer une solution technologique pour ses besoins. Sachant que les priorités du client ne sont pas nécessairement les mêmes que les vôtres. Comment allez-vous faire passer votre idée?

C’est de cette façon que vous aurez du succès avec cet aspect de votre travail.

Instincts

Avec le temps, plus ça change et plus c’est pareil. L’expérience vous permettra de développer un instinct qui vous aidera à prendre des décisions rapidement.

Un exemple de cela est le classique cas de la tâche de développement qui additionne les embûches et augmente en complexité à mesure que vous l’avancez. Le premier réflexe est de se dire « j’y suis presque, c’est pratiquement terminé » et occasionner un dépassement sur l’estimation initiale et par le fait même les coûts de réalisation.

L’alternative est de prendre un recul et de s’imaginer une solution alternative. J’aime appeler cela le réflexe de faire appel à son côté paresseux afin de trouver une solution plus facile. Cela même si elle a certains côtés négatifs apparents. Souvent, pour une première itération de solution, il s’agit d’un compromis intéressant.

Connaître son style de personnalité aide à aiguiser vos instincts. J’ai souvent tiré avantage à connaître mon style de personnalité en utilisant les codes de couleur afin de reconnaître celui de mes vis à vis.

Polyvalence

À ce stade-ci de ce billet, vous vous doutez qu’en agence, vous êtes plus qu’un simple programmeur. S’il y a un atout à avoir, c’est la polyvalence. Pour y avoir du succès, il faut apporter autre chose que du code.

Par exemple, voici quelques atouts à avoir dans son jeu:

  • Savoir visualiser un budget
  • Produire des estimations précises
  • Savoir négocier et/ou discuter la portée d’un besoin avec un client
  • Parler plusieurs langues
  • Connaître les rudiments de base d’un autre corps de métier (développement front-end, SEO, design ou gestion de projets)

Et il serait possible d’en énumérer d’autres. Cette liste est relativement infinie. Plus que vous êtes polyvalents, plus que vous serez en mesure de vous démarquer.

Mot de la fin

Faire du développement web en agence est une expérience enrichissante et diversifiée. Les journées passent, mais ne se ressemblent pas. Ce qui compte c’est de savoir que, plus vous aurez de cordes à votre arc, plus vous serez en mesure d’offrir un meilleur service à vos clients.

Avant tout, il faut toujours garder en tête que vous travaillez avec d’autres êtres humains. En plus de  ces trois qualités, je dirais que de faire preuve d’empathie et de compassion envers les autres est les qualités qui suivent. Aider les autres et faire bonne impression est tout aussi important.

Ah! Et j’allais oublier. Ayez du plaisir à faire ce que vous faites! Sinon, vous le faites pour rien.

Faites-vous du développement web? Méfiez-vous des « experts »

L’idée de ce billet est née d’une citation dont un collègue est l’auteur. Elle va comme suit:

Le programmeur est la dernière frontière entre l’imagination d’un client et la réalité technologique

Avec le temps, j’ai pris l’habitude d’expliquer à ceux qui voulaient l’entendre un concept assez simple pour mettre en image comment prioriser les fonctionnalités d’un développement web. Il s’agit de la Pyramide d’un Projet Web™.

pyramide

Le concept est très simple. Votre projet web doit avoir deux des trois attributs présents dans la pyramide. Pensez-y bien, car il sera assez difficile de concilier les trois. Parole de développeur web.

Vous pouvez décider d’opter pour un site ayant une approche raffinée pour le SEO et un design au sommet de son art, je vous garantis que vous allez écoper avec votre gestion de contenu.

Votre équipe de développeurs a conçu une approche de gestion de contenu simple, efficace et permettant de mettre en place des contenus contenant des mots clés ciblés et performants pour votre clientèle? Très bien. Toutefois, vos petits paragraphes de textes opportuns dans votre entête de page web ne cadreront pas bien avec un design épuré et léger.

J’imagine que vous vous demandez ce que j’essaie d’illustrer ici, n’est-ce pas? C’est simple. Il n’y a pas de recette magique lorsqu’il est temps de réaliser un site web.

Sans surprises, vous allez régulièrement vous retrouver dans une situation où votre client aura engagé un « expert » dans l’une de ces matières. Habituellement, vous serez celui représentant la pointe de la gestion de contenu. En tant que développeur web, le truc de survie est de comprendre les réalités qui font part des deux autres pointes du triangle.

C’est la clé du succès dans ce domaine. Il vous faudra un minimum de connaissances en SEO et en design pour reconnaître rapidement une bonne ou une mauvaise idée. Et je peux vous confirmer qu’il y en a plus de mauvaises que de bonnes!

Dans ce sens, il y a une règle que j’applique régulièrement. Si une idée n’est pas appuyée par des statistiques ou de résultats tangibles, les chances que ce soit uniquement de la frime sont assez bonnes. Ayez un sens critique des propositions qui vous sont faites.

En une phrase, si je peux me permettre de résumer à leçon à retenir. Il est très rare d’avoir entièrement raison dans un contexte d’un projet web. Tout est une question d’équilibre vis-à-vis le but à atteindre. Tout est une question de priorités!

Les Pascaleries

De nature, je suis quelqu’un de très visuel. Lorsque je tente de comprendre un concept ou que je l’explique à quelqu’un, j’ai toujours tendance à utiliser des images ou des analogies très imagées.

Le moment où j’ai le plus d’occasions de faire des comparaisons de ce genre est lorsque je suis en contact avec un client. Notamment lorsque je suis à faire du support où je dois, parfois, expliquer l’inexplicable.

Or, lors d’une explication imagée, un ami m’a fait remarquer ce comportement en question. Cette habitude d’utiliser des images assez fortes lorsque je tente d’expliquer mes idées. D’une certaine façon, c’était pour moi une découverte car il s’agissait de quelque chose que je faisais automatiquement. Par réflexe, si je peux m’exprimer ainsi.

L’expression utilisée au moment de me faire cette remarque est : l’analogiste.

Alors voilà, sans plus tarder, une liste des expressions tirées de mon propre livre. Les Pascaleries. Comme quoi un peu d’autodérision ne peut pas faire de mal.

Comment expliquer la désuétude d’un site par la mise à jour d’un navigateur

Un jour, lors d’une conversation avec un client très peu technique, j’ai eu à lui expliquer pourquoi le site web de sa compagnie avait une défaillance visuelle avec Internet Explorer 9.

L’explication la plus facile à donner, à ce jour, est de mentionner que chaque nouvelle version d’un navigateur apporte son lot de changements à l’interprétation du HTML présenté et ainsi cela impacte le rendu visuel.

Truc de pro : Si vous tentez cette expérience, votre interlocuteur aura probablement cette réaction-là.

L’anecdote s’est poursuivie ainsi. Désirant trouver une explication claire et précise, la première idée qui m’est venue en tête est celle-ci :

Une mise à jour de navigateur sur votre site équivaut à changer votre paire de lunettes alors que votre vision reste la même.

Le succès de cette comparaison a été sous-estimé. Elle a été utilisée, par la suite, à outrance dans mes conversations avec des clients.

L’analogie entre la voiture et le site web.

Une image vaut mille mots. Il s’agit d’un dicton que je m’amuse à répéter souvent.

Ceci étant dit, travaillant dans le domaine du service, je trouve qu’il y a beaucoup d’analogies à faire entre la mécanique automobile et le développement de sites web. Voici quelques exemples :

  • Développeur -> Mécanicien
  • Site web -> Voiture
  • CMS -> Moteur
  • Volant -> Navigateur

À chaque occasion, il peut y avoir une comparaison possible. Il faut aussi dire que j’ai beaucoup travaillé en développement post-mise en ligne pour des clients. Faire des ajustements et des ajouts de fonctionnalités, c’est ma tasse de thé.

Cache sur un site web

Tout comme la désuétude d’un site web par rapport à un nouveau navigateur web, expliquer le concept de la cache à quelqu’un de pas technique peut être un défi assez imposant.

Dans ce cas-ci, lorsqu’on utilise de la cache ou une autre technique de mise en mémoire, cela équivaut à prendre une photo du site web pour qu’on puisse la consulter rapidement. Toutefois, le défi est de trouver un temps opportun pour prendre une mise à jour de la photo en question pour qu’il y ait des changements significatifs d’une fois à l’autre sans que trop de temps se soit passé entre chaque prise.

L’expression chinoise : « Le oneshot »

Cette expression vient du fait que j’utilise certaines expressions anglaises dans mes conversations. Lorsque je discute avec un client, de façon humoristique, je vais devancer mon expression anglaise par un « Comme on dit en français ».

Or, cette fois-là, j’ai dit « Oui, ce sera, comme on dit en bon chinois, un oneshot« . Vous comprendrez que, cette fois-là, mes collègues se sont chargés de me rappeler mon écart de langage.

Être beige

Je n’ai pas vraiment inventé celle-là mais je l’aime beaucoup.

On se souvient tous de l’époque où nos ordinateurs étaient que des tours beiges sans attrait visuel particulier. Être beige est exactement de là que vient cette expression.

En général, les développeurs sont attirés vers les technologies qui ont du brillant ou des couleurs vibrantes qui les rendent attrayantes. On aime le sucre… syntaxique!

Du bouche-à-bouche pour le transfert de connaissance

Celle-ci doit être mise en contexte pour bien la saisir. Elle est survenue lors d’une réunion avec deux collègues alors que nous faisions état des connaissances d’un nouveau client envers une solution que nous proposons et qu’ils utilisaient déjà dans le passé.

Le point discuté était au sujet de comment ils avaient appris l’outil un peu par eux-mêmes et qu’ils avaient développé des habitudes de travail assez inusitées.

Alors, du tac au tac je m’exprime, très certain de mon coup, « Ah bien, c’est normal, très souvent le transfert de connaissance se fait par le bouche-à-bouche« .

Imaginez donc la tête de ces collègues en imaginant la scène chez le client à faire du bouche-à-bouche pour apprendre au lieu par un bouche-à-oreille pour apprendre le fonctionnement de l’outil.

Mes critères lorsqu’il vient temps écrire un courriel

Dans le développement logiciel tout comme dans le monde des affaires, la communication est le nerf de la guerre. Il y a des situations où un seul mot peut introduire des tonnes de questions ou d’incertitude quant au message à communiquer.

Il y a même des fois où je fais des parallèles entre un courriel écrit et du code. Le courriel doit être clair, facile à lire et votre but facile à identifier.

Lorsque j’écris, par courriel, à un client, je me suis mis en place quelques règles bien simples afin de réduire au maximum le risque associé à la communication erronée.

Bonjour – Bonne journée!

Le courriel ne peut pas être envoyé sans ces deux éléments.

Je me base sur le principe qu’un courriel est déjà très impersonnel. Ils font partie du squelette de base d’un courriel ayant un minimum de courtoisie dans l’échange.

Il est certain que cette mesure, dans un courriel, est défensive. Toutefois, il ne coûte rien d’être extra courtois dans un message écrit. Alors, pourquoi pas?

Un paragraphe – Trois phrases maximum

Aller. Droit au point. Sans superlatifs inutiles.

L’économie de mot est essentielle. À ce sujet, une bonne façon d’économiser des mots est d’éviter les superlatifs comme « Une petite demande de changement », « Un gros correctif » ou « Un bogue énorme ». Un chat c’est un chat mais pas plus.

Ne jamais répéter le premier mot du paragraphe dans les autres paragraphes

La répétition tue l’idée.

100 mots maximum

Il s’agit d’un courriel et non pas d’un roman. J’exagère un peu lorsque j’affirme ceci.

Lorsqu’une idée est trop longue ou complexe à exprimer par écrit est un signe l’intention initiale ce courriel devrait être révisée.

Peut-être qu’une conversation à l’ancienne « de vive-voix » devrait peut-être considérée?

Une image vaut mille mots

On se souvient de mon billet GOOGLE ET INTERNET, VOUS ME FAITES PEUR!. Même s’il ne s’agit pas d’un courriel, j’ai résumé avec trois images certains concepts qui auraient été trop long à résumer par des mots.

Le concept est, pour moi, le même par courriel. Il faut couper court à l’élaboration et aller direct au fond des choses.

Penser que votre client va acheminer votre courriel à son patron

Il ne faut pas être dupe. Lorsqu’il est question de prendre une décision, votre courriel a de très bonnes chances d’être réacheminé à un autre intervenant par votre destinataire.

Écrivez pour la personne qui n’aura pas de contexte sur le sujet que vous tentez d’élaborer. Soyez un pas en avant.

Interagir avec ses clients – Le guide du programmeur

Il y a une réalité qui ne peut pas échapper à un programmeur. D’une façon ou d’une autre quelqu’un va utiliser le code que vous allez écrire. Puisque qu’éventuellement ces gens vont utiliser ce code, ils vont, par extension, devenir un client.

À travers différents contextes dans ma carrière, j’ai eu à faire du support à mes clients. Peu importe la situation, il y a des règles que je considère universelles lorsqu’il est question de support client.

Pour certains, il peut être révulsant de prendre le temps soit par téléphone ou même par courriel de répondre à des questions et d’identifier des situations problématiques avec ses utilisateurs. Ces lignes directrices pourront vous éclairer sur ce qui est important.

  • Faire preuve d’empathie envers vos clients. Dans le processus d’acquisition d’informations pour une situation qui cause problème à votre client, faire preuve d’empathie contribue pour beaucoup à établir une confiance entre vous et le client. Un client qui vit une situation problématique avec votre application a besoin d’être écouté et compris.
  • Étant geek de nature, il arrive qu’on soit à court de mots pour aborder une situation. C’est là que je suggère d’apprendre certaines phrases par cœur au point qu’elles deviennent un automatisme. Par exemple : 
    • « Je suis désolé que vous éprouviez cette situation. »
    • « Si vous avez des questions ou des commentaires, je suis disponible toute la journée pour y répondre. »
  • Apprendre à écrire avec le moins de fautes d’orthographe possible. La communication par écrit doit être impeccable. Si vous faites des fautes sans bon sens, comment je peux vous faire confiance pour résoudre mes problèmes?
  • Être distancé émotionnellement de la situation et être calme. Il peut être difficile de le faire car il va arriver que ce soit directement votre code ou vos solutions qui soient en jeu. Cela va vous permettre d’être capable d’offrir une solution rapidement.
  • Vous n’êtes pas le problème. Vous êtes là pour fournir des solutions.
  • Portez attention au vocabulaire que vous utilisez. Les clients font face à des situations plutôt qu’à des problèmes.
  • Connaître son type de personnalité et apprendre à connaître la personnalité de votre vis-à-vis. Par exemple, quelqu’un de « Jaune » va apprécier quelques minutes de discussion « varia » avant d’entamer le vif du sujet. Un « bleu » va apprécier avoir une liste détaillée des changements qui seront apportés et un résumé hebdomadaire de l’avancement des travaux.
  • Vous êtes humain vous aussi. Il peut vous arriver de faire des erreurs et il est aussi admissible d’admettre que l’on a fait une erreur.
  • Être à l’écoute lorsqu’on vous parle. Dans bien des cas, la solution va sortir directement de la bouche du client. Après tout, ce sont leurs problèmes que vous tentez de régler.
  • Une relation avec un client ça se construit. Il peut y avoir des hauts comme des bas, l’essentiel est qu’il y ait du respect.
  • Soyez en engagés auprès de vos clients et respectez vos engagements. Est-ce que vous arriveriez en retard à votre propre mariage? Non? Ne laissez-pas tomber un client par votre manque d’engagement.