Chers amis recruteurs, un message d’intérêt public : non.

J’ai une confession à faire.

Un des domaines d’emploi qui m’intrigue le plus est celui du recrutement. À l’image du modèle d’un courtier hypothécaire, le recruteur sera généralement employé par une compagnie afin de dénicher le ou les candidats pouvant cadrer dans ses plans d’embauche.

Les recruteurs, en soi, ça me laisse un peu indifférent. Après tout, il y a une demande pour ce genre de boulot et ils le font. Qui sait? Peut-être même qu’un jour je serais tenté de faire affaire avec l’un d’eux dans ma carrière professionnelle.

Selon l’impression que j’en ai, il s’agit d’un domaine où l’emploi en question est peu gratifiant. De plus, il semble que tous les coups sont permis afin de joindre les candidats potentiels.

Là où je suis sévèrement irrité, c’est lorsqu’on tente de me débaucher sans que ça soit moi qui aie fait les premières démarches. Est-ce qu’il y a quelque chose de pire que de recevoir l’appel, à son téléphone de bureau, d’un recruteur inopportun? À chaque fois, j’ai été choqué de l’interaction.

Une fois, j’ai même été mis au courant, par un collègue, d’un recruteur qui avait sollicité certains de ceux-ci par l’entremise de mon compte LinkedIn. Le point fâcheux est qu’il mettait de l’emphase en mentionnant qu’il était une bonne connaissance à moi. Ce qui était évidemment faux.

Il faut être désespéré pas rien qu’un peu, n’est-ce pas?

La principale anecdote, juteuse, que j’ai à ce sujet est en lien avec un recruteur qui a tenté de me rejoindre à mon bureau, mais qui a eu l’audace de me laisser un message sur ma boîte vocale. D’autant plus que le recruteur en question était entièrement anglophone et venait de Toronto.

Ayant accès à l’enregistrement du message vocal, je me suis dit que je pourrais l’immortaliser ici même pour votre grand plaisir. D’ailleurs, si le poste vous intéresse, vous pouvez lui laisser un appel, car je ne suis pas intéressé par son offre.

Ceci étant dit, chers amis recruteurs, ne passez pas par mon téléphone de bureau pour tenter de me rejoindre. C’est peine perdue à ce niveau. Tenez-vous cela pour dit, recevoir un appel de ce genre d’un recruteur est, à mon avis, du même genre que de recevoir des appels de sondage ou de publicité non sollicités. Envahissant!

N’y pensez même pas!

Les Pascaleries : Édition #3 – directement de mon univers!

Après le développement, s’il y a une chose que j’aime faire c’est de parler. Il ne s’agit pas juste de parler pour parler dans le vide. Expliquer des concepts. Les vulgariser pour que les autres puissent comprendre.

Ma façon préférée d’y arriver est d’imager les concepts afin que vos interlocuteurs puissent imaginer ce que vous tentez d’expliquer. Des fois, il arrive que mes comparaisons soient totalement accidentelles. Dans d’autres cas, je semble être possédé d’un élan créatif. Un éclair de génie, genre.

Alors, c’est avec grand plaisir que je présente la troisième édition des Pascaleries. C’est-à-dire la collection des comparaisons et métaphores que j’ai pu utiliser dans mes conversations.

Turbulence – Indisponibilité du site web

Par un certain mardi matin d’été, le soleil brillait et l’air était chaud. Les oiseaux gazouillaient et tout le monde travaillait en harmonie. Une belle journée à l’horizon.

Tout à coup, les courriels entraient par dizaines et le téléphone sonnait autant. On nous disait que son site était indisponible à partir du web. Oups! Une panne momentanée et généralisée.

C’est donc à ce moment que j’ai introduit le concept de période de turbulence sur nos hébergements. Exactement la même comparaison que pour les vols d’avions : la turbulence atmosphérique.

En avion, la turbulence atmosphérique fait en sorte que l’avion va se faire brasser au point de ressentir jusqu’au point que vous pouvez ressentir des secousses relativement désagréables pendant une courte période durant votre vol.

Vouvoiement

Ce qui est assez drôle, c’est que j’ai vraiment appris à vouvoyer de façon naturelle en étant quotidiennement en relation avec la clientèle.
Au début, c’était comme forçant, pas naturel du tout.
Ça m’aura servi.
Un client, administrateur réseau, que j’avais l’habitude de vouvoyer me vouvoyait aussi en retour. La relation était cordiale.
Assez froide, cependant.
Un jour, en révisant les formalités d’un développement à venir, il fallait parler de certaines procédures stockées. En particulier, de certains ajustements qui affectaient le site en entier.
Il m’a sorti : « Écoute, nous allons parler de programmation SQL. Est-ce qu’on peut se tutoyer?« .
Je vais garder ce moment dans ma mémoire à jamais.
J’étais flabbergasté!

« Planter une graine » de façon imagée

vigne-mario

Extrait d’une discussion arrivée véritablement lors d’une discussion avec mon gestionnaire de projets.

– Et puis, Pascal, est-ce qu’il y a du nouveau sur ce dossier?

– Eh bien, j’ai eu une conversation avec le client hier. Nous avons statué sur ce qui a été complété. En ce qui concerne le plan de match pour la mise en ligne qui va suivre, j’ai planté une graine dans le pot de terre et je l’ai arrosé abondamment.

– (regard perplexe)

– J’espère bien que d’ici la semaine prochaine la graine va germer.

Regarder sous un Kilt pour voir de quoi ça a l’air

Un collègue, en introduction de présentation, a une fenêtre du logiciel .NET Reflector d’ouverte à l’écran. J’ai lancé une comparaison qui a causé quelques rigolades dans la salle.

Vous ne trouvez pas que .NET Reflector est un peu comme lever un Kilt pour regarder ce qu’il y a en dessous?

sous-le-kilt

Pour ceux qui ne le savent pas, Reflector est un outil permettant d’analyser le code source contenu dans une DLL de .NET en décompilant le code qu’elle contient. Il s’agit, habituellement, d’une opération de dernier recours quand la documentation ne suffit pas.

Toutefois, je vous recommande très fortement de garder l’utilitaire à portée de main. Il est très utile! Je vous promets que vous ne pourrez pas voir ce qui se trouve sous un kilt!

Les Pascaleries

De nature, je suis quelqu’un de très visuel. Lorsque je tente de comprendre un concept ou que je l’explique à quelqu’un, j’ai toujours tendance à utiliser des images ou des analogies très imagées.

Le moment où j’ai le plus d’occasions de faire des comparaisons de ce genre est lorsque je suis en contact avec un client. Notamment lorsque je suis à faire du support où je dois, parfois, expliquer l’inexplicable.

Or, lors d’une explication imagée, un ami m’a fait remarquer ce comportement en question. Cette habitude d’utiliser des images assez fortes lorsque je tente d’expliquer mes idées. D’une certaine façon, c’était pour moi une découverte car il s’agissait de quelque chose que je faisais automatiquement. Par réflexe, si je peux m’exprimer ainsi.

L’expression utilisée au moment de me faire cette remarque est : l’analogiste.

Alors voilà, sans plus tarder, une liste des expressions tirées de mon propre livre. Les Pascaleries. Comme quoi un peu d’autodérision ne peut pas faire de mal.

Comment expliquer la désuétude d’un site par la mise à jour d’un navigateur

Un jour, lors d’une conversation avec un client très peu technique, j’ai eu à lui expliquer pourquoi le site web de sa compagnie avait une défaillance visuelle avec Internet Explorer 9.

L’explication la plus facile à donner, à ce jour, est de mentionner que chaque nouvelle version d’un navigateur apporte son lot de changements à l’interprétation du HTML présenté et ainsi cela impacte le rendu visuel.

Truc de pro : Si vous tentez cette expérience, votre interlocuteur aura probablement cette réaction-là.

L’anecdote s’est poursuivie ainsi. Désirant trouver une explication claire et précise, la première idée qui m’est venue en tête est celle-ci :

Une mise à jour de navigateur sur votre site équivaut à changer votre paire de lunettes alors que votre vision reste la même.

Le succès de cette comparaison a été sous-estimé. Elle a été utilisée, par la suite, à outrance dans mes conversations avec des clients.

L’analogie entre la voiture et le site web.

Une image vaut mille mots. Il s’agit d’un dicton que je m’amuse à répéter souvent.

Ceci étant dit, travaillant dans le domaine du service, je trouve qu’il y a beaucoup d’analogies à faire entre la mécanique automobile et le développement de sites web. Voici quelques exemples :

  • Développeur -> Mécanicien
  • Site web -> Voiture
  • CMS -> Moteur
  • Volant -> Navigateur

À chaque occasion, il peut y avoir une comparaison possible. Il faut aussi dire que j’ai beaucoup travaillé en développement post-mise en ligne pour des clients. Faire des ajustements et des ajouts de fonctionnalités, c’est ma tasse de thé.

Cache sur un site web

Tout comme la désuétude d’un site web par rapport à un nouveau navigateur web, expliquer le concept de la cache à quelqu’un de pas technique peut être un défi assez imposant.

Dans ce cas-ci, lorsqu’on utilise de la cache ou une autre technique de mise en mémoire, cela équivaut à prendre une photo du site web pour qu’on puisse la consulter rapidement. Toutefois, le défi est de trouver un temps opportun pour prendre une mise à jour de la photo en question pour qu’il y ait des changements significatifs d’une fois à l’autre sans que trop de temps se soit passé entre chaque prise.

L’expression chinoise : « Le oneshot »

Cette expression vient du fait que j’utilise certaines expressions anglaises dans mes conversations. Lorsque je discute avec un client, de façon humoristique, je vais devancer mon expression anglaise par un « Comme on dit en français ».

Or, cette fois-là, j’ai dit « Oui, ce sera, comme on dit en bon chinois, un oneshot« . Vous comprendrez que, cette fois-là, mes collègues se sont chargés de me rappeler mon écart de langage.

Être beige

Je n’ai pas vraiment inventé celle-là mais je l’aime beaucoup.

On se souvient tous de l’époque où nos ordinateurs étaient que des tours beiges sans attrait visuel particulier. Être beige est exactement de là que vient cette expression.

En général, les développeurs sont attirés vers les technologies qui ont du brillant ou des couleurs vibrantes qui les rendent attrayantes. On aime le sucre… syntaxique!

Du bouche-à-bouche pour le transfert de connaissance

Celle-ci doit être mise en contexte pour bien la saisir. Elle est survenue lors d’une réunion avec deux collègues alors que nous faisions état des connaissances d’un nouveau client envers une solution que nous proposons et qu’ils utilisaient déjà dans le passé.

Le point discuté était au sujet de comment ils avaient appris l’outil un peu par eux-mêmes et qu’ils avaient développé des habitudes de travail assez inusitées.

Alors, du tac au tac je m’exprime, très certain de mon coup, « Ah bien, c’est normal, très souvent le transfert de connaissance se fait par le bouche-à-bouche« .

Imaginez donc la tête de ces collègues en imaginant la scène chez le client à faire du bouche-à-bouche pour apprendre au lieu par un bouche-à-oreille pour apprendre le fonctionnement de l’outil.

Mes critères lorsqu’il vient temps écrire un courriel

Dans le développement logiciel tout comme dans le monde des affaires, la communication est le nerf de la guerre. Il y a des situations où un seul mot peut introduire des tonnes de questions ou d’incertitude quant au message à communiquer.

Il y a même des fois où je fais des parallèles entre un courriel écrit et du code. Le courriel doit être clair, facile à lire et votre but facile à identifier.

Lorsque j’écris, par courriel, à un client, je me suis mis en place quelques règles bien simples afin de réduire au maximum le risque associé à la communication erronée.

Bonjour – Bonne journée!

Le courriel ne peut pas être envoyé sans ces deux éléments.

Je me base sur le principe qu’un courriel est déjà très impersonnel. Ils font partie du squelette de base d’un courriel ayant un minimum de courtoisie dans l’échange.

Il est certain que cette mesure, dans un courriel, est défensive. Toutefois, il ne coûte rien d’être extra courtois dans un message écrit. Alors, pourquoi pas?

Un paragraphe – Trois phrases maximum

Aller. Droit au point. Sans superlatifs inutiles.

L’économie de mot est essentielle. À ce sujet, une bonne façon d’économiser des mots est d’éviter les superlatifs comme « Une petite demande de changement », « Un gros correctif » ou « Un bogue énorme ». Un chat c’est un chat mais pas plus.

Ne jamais répéter le premier mot du paragraphe dans les autres paragraphes

La répétition tue l’idée.

100 mots maximum

Il s’agit d’un courriel et non pas d’un roman. J’exagère un peu lorsque j’affirme ceci.

Lorsqu’une idée est trop longue ou complexe à exprimer par écrit est un signe l’intention initiale ce courriel devrait être révisée.

Peut-être qu’une conversation à l’ancienne « de vive-voix » devrait peut-être considérée?

Une image vaut mille mots

On se souvient de mon billet GOOGLE ET INTERNET, VOUS ME FAITES PEUR!. Même s’il ne s’agit pas d’un courriel, j’ai résumé avec trois images certains concepts qui auraient été trop long à résumer par des mots.

Le concept est, pour moi, le même par courriel. Il faut couper court à l’élaboration et aller direct au fond des choses.

Penser que votre client va acheminer votre courriel à son patron

Il ne faut pas être dupe. Lorsqu’il est question de prendre une décision, votre courriel a de très bonnes chances d’être réacheminé à un autre intervenant par votre destinataire.

Écrivez pour la personne qui n’aura pas de contexte sur le sujet que vous tentez d’élaborer. Soyez un pas en avant.