Google et internet, vous me faites peur!

Ce blogue, je n’en fais pas plus de promotion qu’il n’en faut. À vrai dire, il y a quelques collègues et amis qui savent que j’écris à cette adresse et je crois que c’est complet. Après tout, je ne fais que mettre en mots les découvertes que je fais avec le temps.

Ce graphique que j’ai joint ci-haut, est la statistique des visites depuis les deux dernières semaines. En moyenne, le blogue attire tout au plus une dizaine de visites par jour. C’est très peu.

Une tendance très étrange s’est produite depuis cette fin de semaine. Les visites ont pratiquement triplé et même quadruplé  depuis cette dernière fin de semaine. Le plus amusant est les mots clés entrants qui ont généré des visites au blogue ainsi que l’article le plus visité.

L’article en question est l’un de mes premiers billets. Celui du 23 mai passé : Pensée : Échographie = Inspection de variable à l’échelle humaine. Pour faire un résumé en une phrase, j’illustre la ressemblance entre le processus d’inspection d’une variable et l’action que représente d’assister à une échographie.

Ce que j’ai découvert c’est que cet article est populaire non pas pour son humour ou pour l’acrobatie que j’emploie pour exprimer que je serai papa d’un garçon. L’article est, en fait, le troisième résultat le plus populaire pour la recherche d’images sous les mots clé « echographie » et « échographie ».

Les principaux mots clés entrants sont reliés à l’échographie. Il faut souligner la personne qui tente, probablement, de deviner le mot de passe Facebook de sa copine en utilisant l’inspecteur de Google Chrome. Bravo!

La preuve que cela tiens la route? Faites-vous même la recherche sur Google.

Résultat échographie

Au moment d’écrire ceci, ça fait 30 minutes que j’ai découvert cela et je n’en reviens toujours pas. Je suis étonné parce que j’écris des articles reliés, de près ou de loin, au développement logiciel. Le vocabulaire est assez technique et associé à la technologie.

À l’exception de ce billet.

Je tiens à mentionner qu’il faut mettre les choses en perspective. Je suis loin d’être un succès viral. Mon point n’est pas là. Ce qui me fascine est que, sans trop le vouloir, je me suis retrouvé à être populaire sur un mot clé dont je n’ai jamais pensé être.

En résumé, ce qui se produit actuellement sur les visites du blogue se résume par les points suivants :

  • Internet, tu me surprendras toujours. Il est difficile de prévoir ce qui peut se produire sur le web.
  • Le SEO, ce n’est pas juste pour les mots. Dominer les mots clés pour les images peut être une façon de générer des liens entrants.
  • TOUJOURS indiquer du texte dans les balises alt et title de vos images

En plus de tout cela, la vraie ironie c’est que ce n’est même pas la photo d’échographie de mon garçon. Pour ceux qui pensent détenir une primeur sur ma vie privée, vous vous êtes mis le doigt dans l’oeil!

SPDY – Le nouvel acronyme du web à venir

L’internet a toujours été une source d’innovation et de tentatives pour rentre l’expérience utilisateur la plus agréable possible. Cette amélioration se fait à plusieurs points. Il va d’améliorations à l’ergonomie design des pages web en passant par la façon dont les pages web sont indexées par les moteurs de recherche.

Un facteur reste, toutefois, au cœur des préoccupations lorsqu’il est temps d’améliorer l’expérience utilisateur sur le web : La vitesse. La rapidité à laquelle les données doivent être communiquées au visiteur est littéralement le nerf de la guerre. Ce constat est très analogue au concept de la saucisse Hygrade : Plus tu sers de contenu rapidement, plus tu seras capable d’en servir, plus ton site paraîtra rapide et mieux il sera référencé.

SPDY, c’est quoi?

SPDY (Comme dans l’expression Speedy) est un protocole développé par Google depuis déjà 2009. Le but de ce protocole est de remplacer directement HTTP 1.1 qui est le protocole de-facto sur Internet.

Un groupe de travail de l’IETF (Internet Engineering Task Force) a été mis en place pour définir quel sera le protocole sera utilisé pour ce qui a été nommé comme HTTP 2.0. Comme tout ce qui a trait à la standardisation des procédures et technologies entre les gros joueurs d’internet, l’enjeu est important car il est de déterminer quel protocole sera recommandé pour l’implémentation de HTTP 2.0.

Au menu, il y a trois protocoles à l’étude :

D’un point de vue technique

L’avantage proposé par SPDY est qu’il est conçu pour utiliser moins de connexions TCP que HTTP et il est aussi conçu pour utiliser TLS par défaut. Ceci veut donc dire que SPDY est par design plus rapide et surtout plus sécuritaire que HTTP.

Il faut aussi noter que SPDY est un ajout au fonctionnement actuel de HTTP. C’est à dire que SPDY modifie seulement la façon que les paquets de données sont envoyées par les serveurs aux clients. Cette modification se fait au niveau de l’ajout d’une couche Session (Bien située entre HTTP et SSL) lors d’une connexion TCP.

Comment plus rapide?

Le gain de vitesse de téléchargement est très intéressant. Selon les scénarios suggérés (Section Preliminary results), le gain de téléchargement varie entre 30% et 63%.

À titre d’exemple, un téléchargement qui prend 3111.916 millisecondes avec HTTP son équivalent avec SPDY prend environs 1695.72 millisecondes. Ici, on parle d’un gain de 45%.

Vocabulaire

La venue de ce nouveau protocole implique aussi un changement au niveau de la terminologie utilisée pour désigner les éléments faisant partie d’une connexion SPDY.

  • Stream : Représente l’équivalent d’une connexion / réponse du protocole HTTP.
  • Frame : Un Stream est divisé en Frames. Un Control Frame contient les entêtes HTTP et un Data Frame contient les données de ce frame.

L’ordre d’exécution

Le plus simple des scénarios prévoit l’exécution suivante  :

  • Le client initie une requête SYN_STREAM.
  • Le serveur envoie une réponse SYN_REPLY.
  • Le serveur envoie un ou plusieurs éléments DATA. Ceux-ci contiennent les données à retourner au client.

L’implémentation

SPDY est actuellement supporté entièrement par Google Chrome/Chromium et Firefox. Toutefois, il n’est pas activé par défaut chez Firefox. Pour l’activer, il faut aller mettre la variable network.http.spdy.enabled à true dans la section about:config.

Tout récemment, Opera a mis de l’avant le support de SPDY dans une version expérimentale de leur navigateur.

Il reste maintenant à Internet Explorer et Microsoft d’implémenter SPDY dans leur navigateur. Le chemin ne semble tout à fait clair de ce côté. Microsoft propose lui aussi un protocole visant à améliorer la vitesse de connexion au web : HTTP Speed+Mobility. Il semble donc que, tant et aussi longtemps qu’il n’y aura pas consensus sur le protocole à utiliser, Microsoft va être adepte du statut quo pour Internet Explorer.

Engagement envers SPDY

Il va de soi que Google a déjà mis de l’avant, il y a de ça un bon moment, SPDY sur ces services. SPDY est utilisé notamment chez GMail, Google+ ainsi que la recherche Google.

Des acteurs  importants du web ont signifié leur intérêt envers la bonification proposée du protocole HTTP.  Il y a notamment :

Est-ce que mon site est déjà SPDY?

Il y a actuellement deux indicateurs permettant d’identifier si un site utilise déjà SPDY.

La console interne de Google Chrome. Cet outil est accessible par l’adresse chrome://net-internals/#spdy. Dans la section « SPDY Sessions », vous pouvez voir un résumé des sites ainsi que certaines statistiques d’utilisation de SPDY du navigateur. En bonus, vous pouvez voir en temps réel le déroulement des connexions SPDY en cliquant sur le lien View live SPDY sessions.

Dans le cas où vous n’êtes pas très orienté statistiques et détails internes, je vous conseille d’installer l’extension vous permettant d’activer un témoin visuel pour indiquer la présence d’une connexion SPDY.

Ce qu’attends SPDY

SPDY / HTTP 2.0 a un bel avenir devant lui.

Le protocole livre exactement ce qu’il promet : Une amélioration de la vitesse de téléchargement du contenu qu’une page web. Le plus magique dans tout cela est que la transition à SPDY se fait sans aucun impact aux applications et aux utilisateurs. Cela veut dire que l’implémentation de SPDY se fait de façon transparente.

Le support pour SPDY est encore embryonnaire. Nous allons entendre encore plus en parler à mesure que les grands joueurs (ex: Facebook) vont le proposer à ses utilisateurs.

À quelle vitesse Google indexe le web?

L’indexation a toujours été au coeur des préoccupations de Google. L’idée est facile à comprendre : plus le contenu est à jour, plus il sera pertinent et recherché.

Or, le dernier article de Code18 au sujet de la mystérieuse épinglette avait piqué ma curiosité. Sans être en mesure d’identifier le dit objet en question, j’ai décidé d’en faire une recherche sur Google.

Instinctivement, j’ai décidé d’inscrire les mots clés « épinglette homme étoile » dans Google. À ma grande surprise, j’ai constaté que l’article fraichement mis en ligne avait déjà été indexé par Google… quatre minutes de sa publication.

Il n’y a pas de mesure exacte fournie par Google afin de déterminer à quelle fréquence son site sera indexé. Google préfère se garder ce droit de réserve.

La fréquence d’indexation d’un site est déterminé par une multitude de critères. Dans ces critères, il y a notamment le PageRank, l’algorithme développé par Google afin de déterminer la popularité d’une page web.

À ses débuts, au début des années 2000, l’indexation du web par Google pouvait prendre jusqu’à quatre mois. La vitesse à laquelle le contenu est indexé a été significativement améliorée vers 2003. Une mise à jour majeure de l’engin d’indexation a été mise en place afin d’indexer le contenu de façon incrémentale. Réduisant ainsi de façon marquée le temps et l’énergie nécessaire pour indexer le web.

De puis ce temps, il est possible de remarquer que Google donne une indication en temps depuis l’indexation du résultat de recherche et la tendance est toujours vers une indexation de plus en plus rapide du contenu.

Je dois l’avouer. Je suis assez impressionné par cette découverte! Et je ne suis pas le seul. T’es rapide Google!