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Une note d’humour

Le récit d’une petite déprime de course à pied

Les mois d’été sont une période faste pour les adeptes de la course à pied. Cela est pour deux raisons. En premier, il s’agit de la raison où il est le plus facile de pratiquer ce sport. Souliers, chandail, shorts c’est le minimum pour y arriver. Ensuite, c’est que c’est aussi pendant cette période que s’organise la grande majorité des événements de course à pied.

Du mois d’avril jusqu’à septembre, c’est là que ça se passe. Au total, il s’agit d’une vingtaine de semaines d’entrainement à l’extérieur qui sont à votre disposition. Tout cela est une gracieuseté de Dame nature.

Ces dernières semaines m’ont appris beaucoup d’un point de vue de la course à pied.

Le principal apprentissage aura que j’ai été un peu trop optimiste sur mes capacités à améliorer mon temps. L’objectif de faire un temps de 01:30:00 aura été une bouchée un peu trop grande à prendre en l’espace de 14 semaines. Que s’est-il passé? Un incident de parcours m’a forcé à ralentir la cadence pendant quelques semaines.

Un blocage

Le tout a commencé vers le 8 juillet dernier. J’avais mon rendez-vous hebdomadaire avec un ami pour aller faire l’ascension du mont Royal à la course. Or, ce matin-là, ce fut une de mes pires courses d’entrainement à vie. J’avais le souffle court, des crampes au ventre et l’impression d’avoir des briques de 10 kg au lieu des pieds. Ça n’allait vraiment pas.

Étant donné que j’avais déjà déclaré que je n’allais pas courir pendant la semaine du 10 juillet en raison des vacances, j’ai tenté une dernière course le lendemain (le 9 juillet). Cet entrainement a été autant une catastrophe que celui de la veille. J’étais un peu débiné, mais j’avais bien espoir que la semaine de repos pourrait me faire du bien.

Il faut savoir qu’à part les deux semaines de congé que je me suis accordé en hiver, j’ai couru les 50 autres semaines de l’année. Avec le rythme d’entrainement plus intense depuis le mois d’avril dernier, je me suis dit que j’avais peut-être un peu de fatigue d’accumulé dans les jambes. Peut-être…

Au retour à l’entrainement

À la deuxième semaine de vacances, j’ai repris l’entrainement (18 juillet). J’ai couru sur deux jours environ 23 kilomètres. Ces entrainements ont été faits avec un peu d’entêtement, je l’avoue. Les symptômes d’avant les vacances étaient toujours présents. À la fin de la deuxième course, j’ai eu les jambes courbaturées comme je ne l’ai jamais eu auparavant.

À vrai dire, la douleur fut même plus intense qu’après mon 30 kilomètres. La récupération a été longue en plus. J’ai eu les jambes endolories pendant quelques jours.

Après tout ça, j’étais totalement mystifié. Cela fait plus de quatre ans que je m’entraîne régulièrement et c’est la première fois que je vivais cette situation. En mai dernier, j’ai couru un demi-marathon à un rythme de 4:45 / km et, là, j’avais de la difficulté à tenir 6:30 pendant dix minutes.

Reality check

Clairement, je n’étais pas malade. Quand t’es malade, tu ne peux pas courir plus de 40 kilomètres en une semaine, peu importe le rythme. Il y avait autre chose et je devais trouver y trouver une solution.

Sans avoir de solutions, j’ai fait un inventaire de ce qui aurait pu clocher avec moi-même. Dans cette liste il y avait:

  • Sommeil
  • Alimentation
  • Stress, anxiété

Il s’avère que, dans mon cas, j’avais pas mal négligé mon sommeil ces dernières semaines. Je ne m’en étais pas nécessairement rendu compte. Le problème c’est que le manque de sommeil c’est un peu comme une carte de crédit. Tu empruntes à un rythme plus élevé que tu rembourses. Au début, ce n’est pas grave. À mesure que le niveau d’endettement augmente, c’est plus difficile de rembourser et de réemprunter.

Avec ma carte de crédit au maximum de sa limite, c’était difficile de demande à mon corps de pousser à l’entrainement. C’était ça le problème.

Dormir et s’entrainer plus

Le problème avec le sommeil ce n’est pas de s’en dormir. C’est de faire une croix sur des activités que j’avais pris l’habitude de faire en dehors de mes heures de fonction habituelles. La bonne nouvelle est que j’ai eu à abandonner quelques mauvais plis que j’avais acquis avec le temps. Cela inclus de jouer à SimCity BuildIt avant de me coucher.

Après quelques nuits de sommeil bien gérées. Des nuits avec un minimum de sept heures de sommeil. J’ai retrouvé petit à petit l’entrain habituel à l’entrainement.

L’autre détail est que j’ai repris une partie de ma routine d’entrainement au gym de l’hiver dernier après mes entrainements de moins d’une heure et moins. Aussi bizarre que cela puisse paraître, je m’entraine plus afin d’être plus reposé. Varier l’entrainement m’a fait beaucoup de bien. Ça me permet de me délier les autres muscles du corps pour finir un entrainement.

Maintenant, direction demi-marathon de Lachine. L’objectif de faire un temps de 01:30:00 est révisé à la hausse. Mon but est de faire mieux qu’à Châteauguay. C’est à dire mieux que 01:43:20!

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